Le Business des espèces marines menacées, épisode 2 : Les Poissons cardinaux de Banggaï

Le Business des espèces marines menacées, épisode 2 : Les Poissons cardinaux de Banggaï

L’association Robin des Bois ayant édité chez Arthaud en octobre 2019, un “Atlas du business des espèces menacées”, nous vous en livrons les extraits concernant les espèces marines dans une série d’articles à suivre au fil de nos Newsletters. Aujourd’hui, le poisson cardinal de Banggaï…

De l’océan Pacifique à la poche de plastique

Le poisson Cardinal de Banggaï est propulsé sur le marché international des poissons ornementaux en 1995 à l’occasion de la conférence annuelle des sociétés d’aquariophilie marine d’Amérique du Nord“…Des reprises dans la presse spécialisées suivent…”Le succès commercial est immédiat. L’hécatombe commence.”

Copyright Nausicaa

La pèche s’intensifie en Indonésie

Au début des années 2000, entre 700 000 et 1.4 million de poissons cardinaux de Banggaï sont vendus chaque année…Les pécheurs constatent vite le déclin des populations. A Bone Baru, là où en 2003 une seule journée suffisait pour pêcher 2000 cardinaux de Banggaï, 4 ans plus tard il faut une semaine. En 2015, la sous population de Limbo est considérée comme éteinte…Aujourd’hui, les sous-populations résiduelles et fragmentées occupent seulement 20 km².”

A qui profite le crime ?

Les pêcheurs vendent un poisson cardinal de Banggaï en moyenne 0.09 €, presque rien…Les grossistes indonésiens vendent le poisson autour de 3.50€ à l’importateur européen ou américain qui le revend le double aux détaillants. En magasin ou en ligne, le particulier ou le dentiste désireux d’agrémenter sa salle d’attente ont la possibilité pour la modique somme de 20 à 40€ de posséder un des derniers spécimens de poissons- cardinaux de Banggaï.”

Et la mortalité ?

Les groupes d’une vingtaine de poissons sont capturés au filet ou à l’épuisette. Dés cette étape, certains individus sont blessés -nageoires déchirées, écailles arrachées- et jetés. Entre le lieu de pêche et le point d’exportation, jusqu’à 55% des poissons-cardinaux de Banggaï transportés pendant deux à cinq jours dans des poches en plastique meurent….entre 25 et 50% des poissons exportés arriveront le ventre en l’air aux Etats Unis et en Europe. L’adaptation dans l’aquarium “d’eau de mer” recomposée dans un ranch du Texas ou un pavillon de la banlieue de Londres n’est pas garantie non plus. Nouvelle mortalité. Les poissons-cardinaux de Banggaï sont aussi victimes de la destruction de leur habitat par la pêche au cyanure et aux explosifs.”

Et Nous ?

La Charte Internationale du Plongeur Responsable, déclinée en 25 langues à ce jour, demande à chacun d’entre nous, depuis 2002, de procéder au boycott de tout produit de la mer pêché grâce à des procédés destructifs et de ne rien retirer du milieu marin pour son seul plaisir (moins de 1% des poissons d’aquariums proviennent d’élevages, le marché international des poissons marins ornementaux pèse plus de 1.4 milliard d’euros par an selon l’association Robin des bois).

Pour consulter la Charte Internationale du Plongeur Responsable et ses déclinaisons

 

Pour en savoir plus :

http://robindesbois.org/echoppe/?product=latlas-du-business-des-especes-menacees

Patrice BUREAU

Président de L181

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Retrospective 2019 Bali Breizh Divers mis a l’honneur dans “Plongez !”

Retrospective 2019 Bali Breizh Divers mis a l’honneur dans “Plongez !”

Le magazine “Plongez!” a accepté, dés sa création, de mettre en avant les Centres de plongée du Guide parmi ceux qui obtiennent le plus de “planètes”. De cette façon, à chaque parution, ou presque, c’est un quart de page minimum qui donne la parole à un Centre L181. Une raison de plus de faire des efforts pour l’Océan !

Vous retrouverez donc régulièrement au fil de ces “actus”, les articles parus dans cette revue, avec, peut être le plaisir d’y lire votre propre interview ou celle de votre centre favori. N’hésitez pas à feuilleter et à partager autour de vous ! Les bonnes actions doivent être contagieuses.

Pour en savoir plus sur Bali Breizh Divers

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“Une rencontre, ça veut dire être à l’écoute…”

“Une rencontre, ça veut dire être à l’écoute, bienveillant, respectueux et attendre que ce soit l’autre qui vienne vous voir, vous étudier, vous découvrir, c’est là qu’il va se passer quelque chose. » C’est ce que François SARANO confie dans le dernier PARIS-MATCH ( du 14 au 20 Mai 2020 ) dans une série de grands reportages au coeur du monde sauvage  intitulé ” ‘les animaux, nous les aimons, sauvons-les “

En forme , François Sarano raconte son expérience avec les cétacés toire depuis son jardin, près de Valence, dans la Drôme. retoruvez le dans cet article :

Article PARIS MATCH du 14 au 20 mai 2020

“Le confinement n’a pas d’influence majeure sur la vie sous-marine”

“Le confinement n’a pas d’influence majeure sur la vie sous-marine”

François SARANO s’exprime dans un entretien donné au site Spheres magazine avec Simon ROSSI et publié le 17 Avril 2020, que nous vous invitons a retrouver en intégralité ici :https://spheresmagazine.com/index.php/2020/04/17/le-confinement-na-pas-dinfluence-majeure-sur-la-vie-sous-marine-entretien-avec-francois-sarano-2/

dont voici quelques extraits :

François Sarano, dans votre livre “Réconcilier les hommes avec la vie sauvage”, paru en janvier 2020, il y a un chapitre intitulé « Qui est le plus fort ? » Votre réponse : “les microbes et les virus….”

“En effet c’est une question qu’on me pose souvent, en s’attendant à ce que je sacre le requin, l’orque, ou l’homme. Je réponds alors en montrant une photo que j’ai prise, où l’on voit une orque mâle d’une envergure titanesque tenant dans sa gueule un jeune lion de mer. Tout semble montrer la supériorité de l’orque. Mais en observant de plus près, on remarque sur la mâchoire droite une énorme nécrose bactérienne…dont l’animal est mort quelques semaines plus tard. Prenons donc un peu de recul : la force musculaire n’a aucun sens. Évidemment, les maîtres du monde sont les microbes, les virus et les bactéries. Ce sont eux qui peuplent le monde. Ils se reproduisent très vite et ont une capacité d’adaptation phénoménale, quand ce n’est pas eux qui provoquent d’énormes changements et nous forcent à nous adapter  – comme on peut le voir aujourd’hui. Notre arrogance vient de notre foi en la médecine qui, croyons-nous, est la solution à tous nos problèmes. Elle a réalisé des exploits impressionnants depuis moins d’un siècle, c’est vrai. Mais un siècle est un fragment de seconde à l’échelle de la planète. La supériorité des virus et des microbes est incontestable à plus grande échelle.”

(c) F.SARANO

Le virus qui nous maintient à domicile depuis plusieurs semaines n’a pas les mêmes effets sur tous les êtres vivants. On parle beaucoup d’une renaissance de la faune et de la flore depuis qu’une bonne partie de l’humanité est confinée. Partagez-vous ce constat ?

“Nous ne pouvons tirer aucune conclusion. Cette vision des choses est de l’instantané. C’est une opinion toute faite pour ceux qui, soudainement, s’aperçoivent qu’il y a du vivant autour d’eux. Parce que quelques animaux s’aventurent là où ils n’avaient pas l’habitude d’aller, et parce qu’effectivement l’humanité a du temps pour observer son environnement. Mais la nature ne vit pas au rythme de BFM TV. Pour ce qui est de la vie sous-marine, on ne peut pas dire que le confinement ait une influence majeure. D’ailleurs je peux aussi vous dire qu’en ce moment même, il est probable que des braconniers s’en donnent à cœur joie.

Pourtant vous parlez souvent de la capacité de résilience insoupçonnée des océans.

“C’est vrai, mais cela ne veut rien dire si l’on ne mesure pas cette résilience en années. Il faut du temps long, plusieurs dizaines d’années, voire plusieurs générations pour que des réserves se reconstruisent. Le seul aspect positif de la situation actuelle est que cela permet de recréer un peu de lien à titre individuel. Du lien avec ses proches, et du lien avec la nature. Cela passe par des choses toutes simples, comme un mieux-être familial ou remettre ses pieds nus dans l’herbe humide. Il manque toutefois deux éléments essentiels : la longue durée et l’action politique collective. Sans ça, la logique de non-consommation ne durera pas.”

Difficile d’avoir cet accès à la nature, même individuel, lorsque l’on est confiné dans un immeuble.

“C’est vrai, mais le rôle des privilégiés qui peuvent le faire est justement de témoigner. Pour le reste, on est dans le domaine de l’action politique : il faut changer nos villes, mettre de la nature partout, et faire disparaître le béton. Parce que je vous l’assure, cette demande de nature est réelle. Elle hurle aujourd’hui. Il ne s’agit que d’y répondre.”

Quel rôle le monde de la plongée peut-il jouer dans cette réconciliation avec la vie sauvage : précurseur ou mauvais élève ?

“Avant tout, nous avons un rôle de témoignage. Nous voyons ce que 99% de la population ne voit pas. En fait, plus qu’un rôle, c’est un devoir. Nous devons alerter sur ce que nous voyons : les effets de la pollution, ou le drame du plastique. J’ai commencé à plonger en mer dans les années 70, à l’ouest de Marseille, dans un endroit qui s’appelle le Cap Couronne. Quand je relis mes carnets de plongée de cette époque, je note que la vie sous-marine était abondante. Nous voyions des langoustes, des homards, et même des petits requins. Aujourd’hui, c’est terminé à cause de notre inconscience et il faut le dire. Sans cesse, il faut alerter. Mais il nous faut aussi raconter les belles histoires et les progrès. Autrement, on tombe dans les travers de la collapsologie, qui est à mon sens contreproductive.”

Pourtant vous avez créé, avec votre association Longitude 181, une Charte Internationale du Plongeur Responsable. C’est bien qu’au-delà du témoignage, la plongée doit avoir un regard critique sur elle-même.

“Contrairement à ce que l’on croit, la plongée ne pollue pas tellement, mais nous avons en effet créé cette charte pour combattre de mauvaises pratiques, qui ont encore cours aujourd’hui. Par exemple, toucher et dégrader les fonds marins, ou encore ignorer les populations locales, les pêcheurs et les riverains auprès de qui nous avons beaucoup à apprendre.”

Propos recueillis par Simon Rossi.

Le Business des espèces marines menacées, épisode 1 : Les concombres de mer

Le Business des espèces marines menacées, épisode 1 : Les concombres de mer

L’association Robin des Bois ayant édité chez Arthaud en octobre 2019, un “Atlas du business des espèces menacées”, nous vous en livrons les extraits concernant les espèces marines dans une série d’articles à suivre au fil de nos Newsletters. Aujourd’hui, le concombre de mer…

Des magiciens dans la spirale de l’extinction

A l’âge de deux ans, les femelles libèrent en période de frai 1 à 10 millions d’oeufs et nourrissent ainsi d’innombrables espèces de poissons. Les concombres de mer recyclent les matières organiques issues de la décomposition des algues, des feuilles de posidonies et des autres formes de vie marine en fin de vie. Ils bêchent les couches supérieures des sédiments dans les lagons, les mangroves et les baies et luttent ainsi contre l’asphyxie de leur habitat et la prolifération de planctons toxiques tout en préparant le terrain à d’autres espèces benthiques. Un concombre de mer d’un poids moyen de 200 grammes crible, ingère, digère et rejette environ 50 kg de sable et de débris par an. Sans eux, les fonds marins deviennent durs comme du béton et stériles.”

La pèche s’intensifie

“La pêche déclarée était estimée à 25 000 tonnes sur l’Océan mondial en 1983, à 90 000 tonnes en 1989, à 130 000 tonnes en 1995. A la fin de la décennie 2010-2020, la pêche annuelle officielle est estimée à 400 000 tonnes, ce qui correspond à plus d’un millier de leurs congénères.”

A qui profite le crime ?

“Eviscérés, bouillis, salés, déshydratés, séchés et réduits à 40 000 tonnes de poids sec, ils sont mis en sacs et vendus en gros au prix moyen de 100 € le kilo pour les espèces les moins prestigieuses avec des pics à 2600 et 4000 € pour celles qui sont les plus recherchées. Vingt cinq pays les exportaient en 1989, quarante neuf en 2001, soixante dix huit en 2005. Partout, les concombres de mer sont pêchés, souvent dans des conditions indignes car si en bout de chaîne ils rapportent gros aux mareyeurs, aux trafiquants, à l’industrie gastronomique et parapharmaceutique, au départ c’est la misère, voire l’esclavage. Ainsi, au Nicaragua, une vingtaine de jeunes hommes de 15 à 20 ans sont embarqués sur des bateaux de 20 mètres de long et plongent jusqu’à 70 mètres de profondeur sans protocole de décompression pour les cueillir au fond de l’eau…il y aurait deux accidents de décompression par jour. Les morts sont banales…

Et pour quoi faire ?

Des toubibs asiatiques conseillent à l’humanité de les manger cuits et accompagnés de porc pour épurer le sang, de mouton pour guérir l’impuissance, l’incontinence urinaire et les crises de foie, et de champignons pour soigner la constipation et la sénilité. Heureusement, aucun sachant ou charlatan ne leur attribue pour l’instant la capacité de remédier à la bêtise. Mais une nouvelle vague déferle jusque dans les documents de l’Union Européenne faisant des concombres de mer des médicaments contre les cancers et pour le traitement du sida…Séchés et broyés, ils sont de surcroit censés guérir les rhumatismes des chats sous la marque SeaFlex dans des pays aussi avancés que les Etats-Unis.”

Et Nous ?

Longitude 181 prône depuis sa création, l’importance absolue de chaque entité qu’elle soit marine ou non sur cette planète. Elle met en avant en permanence, l’étendue faramineuse de notre méconnaissance de l’Océan et de son peuple, notamment au niveau de l’infini complexité des écosystèmes et des interactions inter espèces. Il n’y a pas de bon et de mauvais animaux, de beau ou de laids, chacun à le droit d’exister et sa place dans le vivant. Elle prône la connaissance et met en oeuvre un large programme “Sensibiliser pour protéger” incluant une Ocean Academy, véritable Ecol’Ocean pour les générations présentes et futures.

Découvrir le programme “Sensibiliser pour protéger”

Pour en savoir plus :

http://robindesbois.org/echoppe/?product=latlas-du-business-des-especes-menacees

Patrice BUREAU

Président de L181

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Un texte poignant pour une réflexion sur le droit de tuer : L’amer

Un texte poignant pour une réflexion sur le droit de tuer : L’amer

Dans la droite ligne du podcast publié : Droits de l’Océan – Episode 9 – , voici  un texte reçu, et confié par un de nos membres actifs, Ludovic DOUTRELEAU,  qui devrait faire réfléchir tout chasseur sous-marin. Le droit de laisser vivre est le meilleur  cadeau à offrir aux jeunes générations qui pourront s’émerveiller du monde sous-marin réel et non virtuel .

D. KRUPKA

Vice-Président LONGITUDE 181

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L’amer.           Papa, un jour tu m’as dit: aime la mer. Je ne l’ai pas oublié.

Alors aujourd’hui je t’écris, Papa, pour te dire que tu as oublié qui tu étais et d’où tu venais.

Aujourd’hui je t’écris, à toi et tous les hommes; à ceux qui ont oublié que la mer fut leur berceau; à ceux pour qui la vie est un sursaut d’espoir à dérober et à ceux qui ne prennent pas le temps de penser à demain.

Un jour tu es remonté de la mer, ivre d’aventure, avec ton arbalète et tes longues flèches d’acier. Tes longues palmes à la main, debout sur le quai, tu me regardais marcher vers toi, et il y avait dans tes yeux une sorte d’histoire d’amour mal terminée. A chacune de tes respirations je sentais la force de tes poumons retrouvant la vie terrestre, après ces instants où je te voyais disparaître dans le bleu que tu me disais tant aimer.

Et puis, j’ai vu…

J’ai vu ce loup avec ses ouïes déchirées par ta flèche et sa bouche qui semblait gober un air vide de sens.

J’ai vu cette daurade, trop petite, touchée par ton estocade.

J’ai vu ces poissons, arrachés à la vie et à la mer pour servir de trophées dans ta glacière.

Et toi, ce jour-là, tu n’as pas vu que mon monde s’était effondré. Tu n’as pas remarqué, ni ce jour-là ni les autres ensuite, que tu me montrais mort ce que je voulais voir vivant.

J’aurais aimé que tu m’emmènes voir ces créatures de la mer, que tu m’apprennes à les observer en me faufilant discrètement dans ce monde sous-marin, sans y faire effraction et sans laisser de traces, au lieu d’en faire le trophée de cette chasse triste.

Un jour, tu m’as dit, papa, que ton cœur battait avec la mer et que tu aimais ces heures à naviguer ou à marcher vers tes plongées. Tu me disais, et je te croyais, que tu respectais la mer, et que les océans abritaient des vergers sous-marins, des collines et des montagnes, de grandes plaines à l’infini habitées par tant d’espèces que sans doute nous ne pourrions les connaitre toutes. Je te voyais regarder les vagues, et je pensais que tu écoutais leur chant.

En fait, tu n’écoutais que toi. Quel est donc cet égoïsme dont tu as pris la main, ton fusil dans l’autre, pour te placer au sommet du monde vivant et blesser cette mer qui t’accueillait?

Aimer, c’est écouter et chercher à comprendre me disais-tu, mais tu ne sais plus en prendre le temps et ton ignorance te rassure grâce aux certitudes coupables qu’elle entretient.

Tu voudrais perpétuer ta race de chasseur, oubliant que la veille tu remplissais ton chariot dans une grande surface sans n’avoir jamais, de toute ton existence, connu la faim. Non, papa, tu n’es plus un chasseur, car le chasseur est mû par la nécessité, comme le prédateur. Tu es simplement un voleur, car du bout de ton fusil sous-marin, le ventre plein, tu dérobes aux rivages et à tes enfants la beauté de ce qu’ils ne pourront plus voir après ton passage. Loin d’être un héros, tu es anachronique et conquérant de pacotille d’une vie que tu crois dompter alors que le monde s’offre à toi et à tous ceux qui y habitent.

Un jour, tu m’as parlé de traditions. Où sont-elles vraiment? Tu ne sais pourtant pas vivre sans téléphone portable et tu fais tes courses au milieu d’une abondance dont tu ne t’étonnes même plus. J’ai surtout compris que les traditions que tu invoquais étaient rassurantes quand tu partais la glacière sur l’épaule et le fusil à la main.

La Terre, les Mers et les Océans sont à tous. Locataire le temps d’un week-end, tu crois qu’ils t’appartiennent parce que grâce à ton habileté tu t’es emparé avec une violence inouïe de quelques daurades qui ont croisé ton harpon. Tu aurais pu te poser la question de savoir ce qui nous arriverait si chacun partait chasser ces mêmes daurades? Tu n’as pas l’audace du chasseur intrépide que tu souhaites être, tu as juste l’arrogance mercantile de quelqu’un pour qui tout se vend et tout s’achète et l’ignorance de la pénurie – celle du long terme, celle de l’humanité et du respect du vivant.

Montre-moi ton humanité au lieu de t’enorgueillir de ton ignorance et ta brutalité. Ne perpétue pas la violence, mais fais de l’Océan une cathédrale de la vie. Ta puissance, papa, c’est ton humanité, ta sensibilité et ta bienveillance à l’égard de tous les êtres qui peuplent notre planète bleue.

Papa, accroche ton fusil au grenier et emmène-moi plonger.

*     *    *

Ludovic DOUTRELEAU

Que nous enseigne le confinement ? Le regard de François Sarano sur France inter

Le regard de François Sarano, plongeur et océanographe, à écouter sur France inter, lors de l’émission “Grand bien vous fasse ! ” du 23 avril 2020. Avec Daniel Fiévet, il livre sa vision sur le confinement.

Que nous enseigne le confinement ? Comment se préparer au monde d’après ? La vision d’un océanographe, François Sarano.

Extrait :


 

et le podcast complet :

https://www.franceinter.fr/emissions/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-23-avril-2020

L’océanographe a donné sa vision du confinement, il est revenu sur son expérience de confinement, avec un requin blanc, et a donné sa vision sur l’après :

“on ne s’en sortira qu’ensemble !”

Aller  plus loin : “Intentionnellement, cet animal sauvage est venu demander de l’aide” et  Les baleines aussi ont des langues régionales.

 

et aussi :

Réouverture de la boutique en ligne de Longitude 181 !

Réouverture de la boutique en ligne de Longitude 181 !

La boutique LONGITUDE 181 est a nouveau opérationnelle ! N’hésitez pas à la consulter  pour nous soutenir, pour vos prochains  cadeaux , pour y trouver des  articles écoresponsables .  Et revenez-y régulièrement car des surprises vous y attendent semaine après semaine !

Si vous ne l’avez pas encore visitée sous sa nouvelle version, n’hésitez pas:  notre nouvelle boutique plus ergonomique, plus claire , avec de nouvelles fonctionnalités ( livraisons en point relais,  frais de livraison groupés, affichage des articles détaillé,..)  devrait vous enchanter!

Attention cependant ! Du fait de cette période de confinement, puis de déconfinement progressif, seule la livraison par Colissimo à domicile sera possible et nous vous demandons de l’indulgence pour des délais de préparation et d’expédition rallongés (un seul envoi par semaine, afin de limiter les déplacements de nos bénévoles).

Comme vous le savez, ces ventes comptent pour une part non négligeable dans notre budget annuel d’association entièrement bénévole et non financée par les pouvoirs publics. C’est le prix de notre totale indépendance, mais cela signifie aussi, que sans votre soutien, nous devrons réduire le nombre de nos actions et interventions en faveur de la protection de l’Océan que nous aimons tant.

En attendant , à l’approche des fêtes des mères et des pères, mais aussi de vos anniversaires et autres occasions de faire plaisir utilement, consultez :
https://boutique.longitude181.org/